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 Franz Kafka

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misshoneychurch
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MessageSujet: Franz Kafka   Jeu 7 Oct 2010 - 19:42

Je viens de terminer de regarder Le Procès d'Orson Welles, et je m'aperçois avec horreur que nous n'avons pas de topic sur Franz Kafka. Smile (je ne suis pas du tout une spécialiste, j'espère ne pas dire trop de bêtises)

Né à Prague en 1883 et mort en 1924, Kafka est un auteur tchèque de langue allemande dont l'œuvre a connu un destin un peu particulier. En effet, de son vivant, il n'a publié que quelques textes, dont toutefois La métamorphose, qui met en scène Victor Samsa, un jeune homme qui se réveille transformé en un insecte repoussant, et que sa famille rejette peu à peu, ou encore La colonie pénitenciaire.
La plupart de ses œuvres les plus connues furent en fait publiées après sa mort, contre la volonté de son auteur (qui avait demandé qu'elles soient détruites) :
Le Château, Le Procès, qui mettent tous deux en scène un certain K., et qui, bien que restées inachevées sont considérées comme faisant partie des livres majeurs du XXe siècle.
La Lettre au Père : jamais envoyée à son destinataire, elle a fait souffrir un certain nombre d'élèves du secondaire Laughing

L'adaptation du Procès par Orson Welles réunit Romy Schneider, Jeanne Moreau et Anthony Perkins dans le rôle principal. Orson Welles est également présent dans le rôle de l'Avocat. Bien que peut-être un peu longuette à mon goût, cette adaptation est excellente, et très fidèle au livre d'après mes souvenirs.


Petit rappel de l'histoire : Joseph K. se réveille un jour dans sa chambre, dans la pension de famille où il loge, et apprend qu'il est arrêté. Cependant, il ignore totalement pourquoi, et le système judiciaire est organisé de manière tellement absurde qu'il ne le saura jamais. Il continue donc sa vie, allant travailler, dormant chez lui. Il doit seulement se rendre à des audiences où l'aspect surréaliste de la situation lui saute encore plus aux yeux, et son procès lui fait rencontrer des êtres tous plus loufoques les uns que les autres qui lui font changer sa vision du monde qui l'entoure.

Bref, c'est indescriptible, et pourtant Orson Welles parvient à rendre l'ambiance cauchemardesque et oppressante du livre. Les plafonds sont bas, on a une profusion de miroirs, les décors bougent, Joseph K. et Leni s'ébattent dans une montagne de paperasse.


J'ai particulièrement aimé la scène où Joseph K. discute en marchant avec une amie de sa voisine et que, comme dans les cauchemars, ils ne semblent pas avancer d'un pouce...
Comme dans La Dame de Shanghai, la fin est grandiose. Anthony Perkins est parfait dans le personnage de cet homme simple et un peu coincé qui fini à la limite de la folie à force de désillusions. Sad


D'autres ont vu ce film ?
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Dulcie
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Jeu 7 Oct 2010 - 20:16

Vu il y a plusieurs années maintenant. Donc pas trop de souvenirs, même si plusieurs scènes me restent en mémoire, dont par exemple celle que tu décris avec la masse de documents.
A la découverte j'avais trouvé ça bon, mais sans vraiment aimer. Mais je précise aussi que je ne suis pas fan de la filmo de Welles en général, ni ici des acteurs.

Sur Kafka, j'ai peu lu ses écrits : Le procès, La métamorphose et Dans la colonie pénitentiaire. Ca fait longtemps aussi, et ça ne m'avait pas beaucoup marqué à l'époque. Probable que j'aimerais davantage aujourd'hui.
Surtout que si je connais mal ses romans ou nouvelles, j'aime beaucoup sa correspondance (du moins celle avec Milena Jesenska) et son journal. L'homme lui-même avait une drôle de personnalité, en cela il m'intéresse pas mal.
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lady Clare
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Jeu 7 Oct 2010 - 22:13

Pour le moment, je ne peux témoigner que de La métamorphose, , récit prenant et fascinant, parabole sur l'autre, la différence et la difficulté d'accepter cette différence, un texte sensible et profond.
Merci pour la présentation de ce film, je ne l'ai pas encore vu mais tu me donnes très envie MissHoneychurch...
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Les yeux noirs
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Jeu 7 Oct 2010 - 22:42

Je n'ai pas vu le film, et de Kafka, pour le moment, je n'ai lu que Lettre au père
Citation :
1919 - Franz Kafka a trente-six ans. Quelques années avant sa mort, l'écrivain, qui commence timidement à être reconnu, rédige une longue lettre, qui ne parviendra jamais à son destinataire, son père.
Hermann Kafka, prospère commerçant de Prague, est un homme bien charpenté, solide et plein de vitalité. Son fils a poussé tout en hauteur. Il est renfermé et mal assuré. Tout semble les séparer et les pousser au conflit. Pourtant, la Lettre au père n'est pas un virulent règlement de comptes ni même un réquisitoire. Franz Kafka établit tout simplement un constat très amer.
La très envahissante énergie de son père a fini par le comprimer, corps et âme. La voix tonitruante d'Hermann fait taire celle de Franz. La présence physique de l'un fait de l'ombre à la silhouette fragile de l'autre. Ce très inégal rapport de forces s'étend à la vie entière de l'écrivain. Ses goûts personnels, ses amitiés et ses impossibles projets de mariage, vont dépendre de la sentence paternelle qui devient incompréhensible et arbitraire.
Mais, Kafka ne cesse de voler au secours de l'accusé. C'est l'image du père, bien plus que le père réel, qui est la cause du sentiment de culpabilité qui ronge l'écrivain, au point que, comme le dit Joseph K. dans Le procès: «Il craint que la honte ne lui survive.»

Kafka n'est pas un auteur facile à lire. Ses textes sont de ceux qui "prennent aux tripes" et remuent. Ils peuvent être lus à plusieurs niveaux e continuent à trotter dans la tête longtemps après les avoir refermés.
Citation :
La "Lettre au père" de Franz Kafka est considérée comme la clef de ses oeuvres. Le complexe relatif au père y est clairement exprimé.
C'est pourquoi je suis étonnée Misshoneychurch que tu cites la Lettre a père comme une oeuvre ayant fait souffrir des élèves du secondaire. Personnellement, mes profs ne l'ont jamais abordée à cette époque, et il me semble qu'il faut une certaine mâturité et beaucoup de recul pour l'appréhender.

Merci en tous cas pour l'ouverture de ce topic.
Je suis assez tentée par La colonie pénitentiaire...mais il faudra peut-être atendre le retour des beaux jours et un moral d'acier! sunny
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Rose Bleue
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Jeu 7 Oct 2010 - 23:45

Ah Kafka, je l'ai étudié en première et en terminale.
En première, j'avais étudié La Métarmophose et un bout de Lettre au père. D'ailleurs mon oral de français portait sur cette lettre.

En terminale, j'avais étudié Le Procès et notre professeur nous avait fait voir le film. Il m'avais laissé une impression très désagréable ce film, très oppressant avec ses plafonds bas, ces plans toujours très encombrés. En même temps, il était très fidèle au livre et j'ai aimé Anthony Perkins dans le rôle.

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misshoneychurch
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Ven 8 Oct 2010 - 15:40

Citation :
C'est pourquoi je suis étonnée Misshoneychurch que tu cites la Lettre a père comme une oeuvre ayant fait souffrir des élèves du secondaire. Personnellement, mes profs ne l'ont jamais abordée à cette époque, et il me semble qu'il faut une certaine mâturité et beaucoup de recul pour l'appréhender.

Tu vois Les yeux noirs, Rose Bleue appuie ce que je dis (merci lol! ). Plus sérieusement, je pense que beaucoup d'œuvres étudiées à l'école nécessitent une certaine maturité que les élèves ne possèdent pas forcément de toute façon. On en revient au débat sur le pourquoi des classiques à l'école si c'est pour ne rien comprendre ou dégoûter les élèves...





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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Ven 8 Oct 2010 - 18:36

Misshoneychurch je m'incline face à cette coalition!
Ce que tu dis es vrai pour les classiques à l'école, mais il me semble que certains sont tout de même plus accessibles que d'autres et que Kafka ne l'est particulièrement pas lol! Mais c'est peut-être moi avec mon esprit torturé qui y voit plus de complexe qu'il n'y en a dans son oeuvre!
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Sam 9 Oct 2010 - 13:22

Le seul livre de Kafka que j'ai lu est La métamorphose mais je ne m'en rappelle plus trop, je me souviens juste avoir éprouvé un sentiment de malaise tout au long de ma lecture... pale
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Sam 9 Oct 2010 - 18:03

Bonjour
Malheureusement comme beaucoup d'autres, je n'ai lu que "le procès" et "métamorphose". Je ne me souviens pas beaucoup de ce dernier, en revanche le "Procès" que j'ai relu récemment, oui. Il est souvent abordé au lycée dans les cours de philosophie en relation avec les questions existentielles: d'où nous venons, ou allons nous, quel est notre but dans la vie.... En littérature, il reste une grande référence en raison de son originalité. C'est une œuvre qui n'a pas fini encore avec les questions et remises en question. Beaucoup pensent que c'est une allusion à la situation du peuple juif, qui a subi des répressions tout au long de l'Histoire. D'où l'aspect absurde du procès sans queue ni tête, qu'on a fait subir à K.
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Sam 9 Oct 2010 - 18:52

J'avais adoré le Procès ainsi que La Métamorphose,
surtout la Métamorphose en fait, avec cette perte d'humanité + la fatalité face à la perte de la vie.
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Sam 9 Oct 2010 - 18:59

Tu as raison Ysabelle, je crois que Le Procès est l'un des textes de l'auteur qui font voir en Kafka un génie, qui avait entrevu l'Holocauste Evil or Very Mad
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Lun 18 Juil 2011 - 9:30

MissHoneyChurch, j'ai enfin fini Le Procès (finalement, j'ai arrêté de lire les notes qui traduisaient les phrases d'une autre manière) et je suis déçue, car je n'ai pas tellement apprécié ce livre. Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais je ne l'ai pas eu Laughing

Je n'ai peut-être pas vécu à la bonne époque pour trouver efficace sa méthode pour dénoncer et, à ce sujet, heureusement qu'il y avait des personnages secondaires qui avaient l'air un peu plus impliqués et moins obtus que le « héros », car, en plus d'être imbuvable (personnellement, je ne l'ai pas du tout apprécié ; je l'ai trouvé hautain, mesquin et grossier) (ce qui ne veut pas dire qu'il mérite ce qui lui arrive, évidemment), il donnait l'impression de ne rien faire pour s'en sortir, si ce n'est de vouloir rabaisser ces gens de justice, ce qui est une méthode assez étrange pour faire valoir ses droits scratch

Evidemment, quand on écoute l'avocat, le peintre et les autres accusés, on se rend bien compte que c'est peine perdu que de vouloir plaider ou défendre sa cause, mais que tout le monde reste les bras ballants en se disant que bon, c'est comme ça, et ça sera pire si on veut faire quelque chose, j'ai trouvé que c'était une idée bien triste de l'humanité No

En plus de ça, je n'ai pas compris la fin :
Spoiler:
 

Bon, quoiqu'il en soit, je pourrais user du terme kafkaïen en connaissance de cause maintenant, car tout ce qui arrive au héros, tout le fonctionnement de la « justice » et même des hommes est complètement absurde
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Mar 19 Juil 2011 - 10:46

Je ne trouve pas que le héros reste complètement les bras ballants. Au début, il cherche à se défendre, il perd patience (pour ma part, je trouve son attitude très compréhensible). C'est le système qui le détruit. Evil or Very Mad
Spoiler:
 

Je suis déçue que tu ne sois pas convaincue. Ce livre est l'un des plus beaux que j'ai eu l'occasion de lire I love you, alors je n'aime pas quand il ne fait pas autant d'effet à d'autres. Sad Et ce n'est pas une question d'époque, on a le même âge. Laughing
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Mar 19 Juil 2011 - 11:16

Je suis d'accord avec toi : avec un tel système, n'importe qui finirait par devenir fou, à être dépité et à se demander si vraiment, se démener autant, ça mène à quelque chose...

Mais je n'ai pas trouvé, au début, que le héros cherchait à réellement défendre « son affaire » (oui, bon, d'accord... quelle affaire ?). Il faisait plutôt attention à ne pas être dérangé, à garder son statut, et à bien faire comprendre aux autres qu'il était supérieur. Lorsqu'il a été devant le juge d'instruction, au lieu de demander des explications sur les raisons de son arrestation et de son procès, il essayait plutôt de diminuer la justice (en même temps... quelle justice ?), de parader devant les gens dans la salle mais c'est tout. Ce n'est qu'à la fin qu'il essaye de vraiment prendre les choses en mains, quand il comprend que de toute manière, l'avocat ne fera rien et que, quoiqu'il arrive, il le laissera être condamné d'avance, malgré les deux-trois leviers qui seront soulevés. C'est là qu'il décide qu'il serait temps de s'impliquer réellement dans toute cette histoire mais la lassitude face à se combat perdu d'avance le gagne (et là, c'est hautement compréhensible, entre les légendes sur une personne qui aurait été reconnu innocent 50 ans plus tôt, les dossiers qu'on ne peut pas lire, les requêtes qui ne sont jamais lues, les dossiers qui ne sont pas suivis par les mêmes personnes et la Haute Justice cachée, il y a de quoi perdre la tête...).

Cela dit, je te l'accord, qu'il se soit démené ou non, le résultat aurait été le même. Le fonctionnement global de toute la justice est absurde, sans cohérence et quiconque est « arrêté » (les conditions même de cette arrestation sont absurdes : on a exactement la même vie qu'avant !) sera finalement coupable. Mais je crois que j'aurais voulu (et dû) m'attacher plus au personnage pour que ce livre et toutes ces absurdités et ces scènes surréalistes (les policiers qui attendent dans un débarras de se faire fouetter...) me touchent vraiment et malheureusement, avec cet homme qui prend tout le monde de haut, en se croyant supérieur à tout et à tous, je n'ai pas réussi (ce qui n'enlève rien au caractère profondément injuste de tout ce qui lui arrive).

En fait, je pense que ce qui m'a déçu a été l'impression de lire des structures absurdes uniquement pour lire des structures absurdes. Je n'ai pas réussi à comprendre ce qui était dénoncé : la justice de l'époque ? La bureaucratie ? J'ai vu ici et sur internet que ce serait une dénonciation de la persécution des juif, je crois que là je comprends un peu mieux le raisonnement (persécutés sans raisons, etc.) mais ça ne m'a pas sauté aux yeux lors de ma lecture et j'ai encore du mal faire un vrai rapprochement entre les deux.

Mais peut-être aussi n'était-ce pas le « bon moment » pour moi. J'ai l'impression que chaque livre attend son heure dans la vie d'une personne et qu'on ne ressent pas la même chose à chaque âge.

Ca m'embête que tu sois déçue quand même Sad Cela dit, comme tu peux le voir, le livre a le mérite de me faire réfléchir, tout n'est pas perdu ! Wink
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Mar 19 Juil 2011 - 12:00

Citation :
le livre a le mérite de me faire réfléchir, tout n'est pas perdu !

Je crois que c'est là le but en fait. Pour les interprétations, elles font beaucoup batailler. L'ordre des chapitres n'est même pas certain, le roman est inachevé, alors déterminer les objectifs de l'auteur avec certitude... Rolling Eyes C'est aussi ce que je trouve impressionnant. On a affaire à une œuvre incomplète, et pourtant elle interpelle comme peu. Twisted Evil

Citation :
Mais je n'ai pas trouvé, au début, que le héros cherchait à réellement défendre « son affaire »

Le héros a confiance en la justice au début. Il est convaincu d'être innocent, donc ce qu'il veut défendre à ce moment-là, c'est sa vie et son "honneur". Il est convaincu qu'il y a une erreur, et si j'étais arrêtée sans raison, j'aurais moi aussi du mal à garder mon calme devant les zozos de la justice kafkaienne. Twisted Evil Quand il comprend à quel point il s'est trompé, à quel point c'est grave, c'est trop tard. Et puis, se défendre normalement dans un système où personne ne te dit pourquoi il t'arrête, mais que tu es arrêté, que tu dois continuer à aller au travail, mais aller à des interrogatoires menés par des guignols...

Il ne se défend pas comme il le devrait, je te l'accorde, mais percevoir la gravité de la situation n'est à mon avis pas très évident dans ce contexte. Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Mar 19 Juil 2011 - 12:27

Personnellement, si on m'arrête sans me dire pourquoi (enfin, même en me disant pourquoi : Une fois j'ai reçu une mise en demeure avec menace de saisi d'huissier alors qu'on avait tout payé 3 mois avant, bah j'ai flippé sa maman), je pense que je paniquerai et que je chercherai à tout prix à savoir de quoi on m'accuse. Si les deux policiers refusent, je profite du fait de voir leur supérieur ou des magistrats pour poser la question ! Par oral, par écrit, mais je veux savoir sur quoi me défendre (que suis-je censé avoir fait ? où ? à quel heure ? Qui dit m'avoir vu ? où en est l'enquêteuuuh) lol!

C'est peut-être pour cela que je trouve qu'il reste les bras ballants au début : il dit qu'il est innocent et qu'ils se sont trompés, mais il ne cherche pas à savoir à quel sujet (sauf avec les deux policiers du début). Pire, il envoie tout le monde balader (avant de même savoir que tout ce système est complètement opaque et absurde), en se disant qu'ils sont contre lui, alors qu'ils pourraient l'aider ou comprendre l'erreur commise (non mais, jamais j'irai envoyer promener un juge qui fait son boulot avant même de l'avoir entendu ou d'avoir défendu ma cause avec calme).

Tout ça pour dire : même en ayant confiance dans la justice et mon innocence, je m'emballerai, parce que des vilains pas beaux pourraient avoir duper les policiers dans le premier temps de l'enquête, ou il pourrait y avoir des erreurs, ou j'aurais pu être au mauvais endroit au mauvais moment lol! Avoir affaire à la justice, pour moi, c'est graaave (ça coûte des sous, pour commencer, et être « arrêté » signifie pénal : c'est pire ! Alors évidemment, il y a notre honneur, mais il y a savoir sur quoi on se bât avant de rentrer dans le lard de tout le monde lol!). Et bon, après, quand on apprend qu'on ne peut pas avoir confiance dans ce système légal, c'est différent No

Mais bon, que j'aime ou non ce personnage et sa façon de gérer la situation n'enlève en rien les personnages secondaires qui se battent depuis des années, qui remercient des avocats de les humilier et qui eux ont pris les choses en mains : leurs existences permettent de faire un parallèle et de montrer que, de toute manière, quelque soit notre manière de se « battre » contre cette « justice » complètement absurde et de gérer la situation, c'est perdu d'avance.

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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Mar 19 Juil 2011 - 13:15

En fait, je me souvenait qu'il essayait de savoir de quoi on l'accusait un peu plus. scratch

Mais de toute façon, j'avais aussi trouvé intéressant le fait que l'on ne sache pas. On ignore même s'il est coupable. Le monde dans lequel il vit est tellement absurde qu'il a pu faire quelque chose d'illégal sans le savoir. Il n'y pense pas une seconde, et le lecteur ne le soupçonne pas non plus. Ça alimenterait la thèse du personnage juif en plus, qui est juste coupable d'exister.
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Jeu 28 Juil 2011 - 4:24

Alors j'ai terminé "La métamorphose" de Kafka et il m'a beaucoup marqué. C'est vraiment bouleversant, j'en ai pleuré à la fin. Et puis ça se lit très facilement et très très vite 🙇 :cheers:ol!: Magnifique ! Je pense qu'à partir de maintenant je vais regarder d'une autre façon les insectes lol!
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Mer 3 Juil 2013 - 9:00

Cela fait aujourd'hui 130 ans que le grand névrosé de PragueFranz Kafka, pour ceux qui auraient encore un doute – est né. Google lui consacre du reste son sympathique hommage visuel du jour :

https://www.google.ch/

Notez la présence de la pomme à la pointe du « L » : tout est dans le détail, Diable et Dieu de concert. Et ce n'est pas mon chez Franz qui me contredira.

Je repense tous les jours, ou presque, à cet aphorisme, n° 109, issu de ses Aphorismes de Zürau (1917-1918) et publiés par son ami Max Brod sous le titre Considérations sur le péché, l'espoir, la douleur et le vrai chemin – d'une beauté et d'une justesse à couper le souffle, comme du reste toutes les réflexions que renferment ses textes personnels :

Spoiler:
 

Spoiler:
 

Franz, reviens...


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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Jeu 7 Aoû 2014 - 18:52

Gustav Janouch (1903-1968) était un auteur tchèque bilingue ayant étudié, durant ses jeunes années, en Allemagne et en Autriche. À l'âge de 17 ans, il passa de nombreuses heures en compagnie de Franz Kafka avec qui il s'entretint de différents sujets. Quelques années plus tard, il fixa ces conversations sur le papier et les publia, en allemand, sous le titre de Gespräche mit Kafka (ou Conversations avec Kafka).

Citation :
"- Gustav: "Etes-vous seul, à ce point seul?", lui demandai-je.

Kafka fit "oui" de la tête.

- Gustav: "Comme Kaspar Hauser*?"

Kafka eut un rire et répondit : "Bien pire que cela. Je suis seul... comme Franz Kafka.""

Gustav Janouch, Conversations avec Kafka, tard. de Bernard Lortholary, 1951.

* Kaspar Hauser (1812-1833) était un jeune Bavarois aux origines incertaines qui, un jour, apparut dans les rues de Nuremberg titubant, débraillé et incapable de s'exprimer correctement. Bien que le mystère de ses origines et de son enfance n'ait jamais été percé à jour avec certitude, il semble que, rejeton gênant d'une grande famille aristocratique, il ait été enfermé et isolé dès ses premières années avant d'être lâché en pleine nature, sans ressource aucune. Parfois présenté comme un "enfant sauvage" - qu'il n'était vraisemblablement pas - il fut recueilli successivement par un médecin et un élu de Nuremberg avant de mourir sous les coups de poignard d'un inconnu. Les légistes conclurent qu'il s'était lui-même infligé ses blessures. Bref, du Kafka brandi en torche, jusque dans les initiales.


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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Mer 18 Mar 2015 - 23:33

Dans la rubrique intitulée La version du traducteur de son blog littéraire, La République des Lettres, le critique et écrivain Pierre Assouline reçoit tous les dix jours environs un spécialiste présentant un aspect ou un problème lié à cet art à part entière qu'est celui de la traduction.

Le 12 Mars, c'est Robert Kahn, auteur d'une nouvelle traduction des Lettres envoyées par l'écrivain tchèque d'expression allemande Franz Kafka à sa traductrice Milena Jesenska, qui est invité à présenter son travail, publié cette année même aux Editions Nous. Vous trouverez son article, Du trafic épistolaire entre Kafka et Milena, en cliquant ici.


Franz Kafka, À Milena, trad. de l'allemand par Robert Kahn, Editions Nous, 2015.

L'article du traducteur comprend deux grandes parties: la première est dédiée à une très bonne présentation des deux auteurs et de leur étrange relation, la seconde aux choix techniques et méthodologiques opérés dans le cadre du travail de traduction à proprement dit. Sans rien céder à la rigueur de son propos, Robert Kahn propose une présentation passionnante et accessible de Franz et de Milena ainsi que du contenu de leur correspondance - dont nous ne sont parvenues que les Lettres du premier, celles de son épistolière ayant vraisemblablement été détruites lors de l'invasion allemande de Prague.

La partie de l'article consacrée à certains traits caractéristiques de cette correspondance est selon moi la plus passionnante. Robert Kahn y relève entre autres un mélange surprenant entre préoccupations purement pragmatiques et échanges philosophiques atteignant un rare degré d'abstraction.

Si certains se lancent dans cette nouvelle traduction, je serais bien contente d'avoir des avis. sunny


Dernière édition par Dérinoé le Jeu 19 Mar 2015 - 11:09, édité 1 fois
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Petit Faucon
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Jeu 19 Mar 2015 - 8:56

Cette nouvelle traduction des lettres de Kafka à sa muse a l'air très bien, merci Derinoé.

Pour moi, ça me donne envie de lire cette correspondance, que je n'ai encore jamais lue Embarassed . Kafka et Milena étaient tous les deux des personnalités d'exception, et j'espère que ces lettres les reflètent, même si on n'a qu'un seul côté.
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Dérinoé
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Ven 20 Mar 2015 - 20:40

@ Petit Faucon:

Citation :
Cette nouvelle traduction des lettres de Kafka à sa muse a l'air très bien, merci Derinoé.

Avec plaisir. Wink

Citation :
Pour moi, ça me donne envie de lire cette correspondance, que je n'ai encore jamais lue Embarassed. Kafka et Milena étaient tous les deux des personnalités d'exception, et j'espère que ces lettres les reflètent, même si on n'a qu'un seul côté.

Je pense que tu adoreras. Franz Kafka est complètement barré: il lui écrit trois lettres par jour, généralement durant la pause de midi, et décolle comme une fusée dans des considérations métaphysiques, très belles et très profondes, pour atterrir brutalement sur le grand tarmac du pragmatique, souvent traité avec un sérieux tout à fait hilarant. Il est amoureux, et angoissé, et insupportablement égocentrique et, dans un même temps, d'une intelligence et d'un humour à pleurer (de rire, parfois). Un festival de tout tout de suite à lui tout seul: ça saute, ça crisse, ça explose tous azimuts, dans l'esthétique, la philosophie de l'absurde, les tracasseries du quotidien, les serments éternels - mais les serments à la Kafka, c'est-à-dire réversibles et tranchants sur les côtés -, l'allemand, le Royaume de Bohème, le Judaïsme, l'amitié, la famille, les hommes, les femmes, les livres, le désespoir, le tout porté par un style extrêmement limpide et dépourvu de ces volutes et autres métaphores fleuries qu'abhorrait l'écrivain. Il semble d'ailleurs qu'en opposition aux traductions aujourd'hui classiques d'Alexandre Vialatte et de Claude David, grands maîtres d'oeuvre de la Pléiade, Robert Kahn se soit attelé à rendre, en français, la forme fluide et sans affèterie des lettres de l'auteur.

L'un de leurs premiers échanges nous apprend qu'après lui avoir envoyé un certain nombre de missives en allemand, Milena, sur galante proposition de Franz, se déleste du poids d'une langue étrangère parfois difficilement maniable pour poursuivre leur correspondance en tchèque, langue nationale que son épistolier maîtrise très bien. Leur échange sera donc bilingue, l'un écrivant en allemand, l'autre en tchèque et, dans mon souvenir du moins, Franz truffe ses messages d'expressions ou de phrases tchèques empruntées à son amie pour y répondre en allemand. Cela donne un tour très charmant à leur échange et jette un pont entre les deux grandes cultures de Prague qui, à cette époque, se regardent en chien de faïence.

Pour ma part, j'ai vraiment adoré ce recueil de lettres où le charme absolument insupportable de Franz explose à toutes les phrases. Il est plein d'intelligence, d'auto-dérision et de bonté et, dans un même temps, d'un égocentrisme épuisant, baignant dans une anxiété chronique confinant à la paranoïa, s'adressant parfois moins à la jeune femme bien réelle, brute et brillante, que l'on devine de l'autre côté de la plume qu'à une muse créée de toutes pièces par ses névroses et ses idéalisations courtoises.

Je crois que le plus beau, chez lui, c'est cette poésie en prose d'une justesse sidérante: cette manière de dire des choses très profondes et très vraies - des choses dans lesquelles chacun peut se retrouver - sur le cours de la vie, sur les sentiments, sur les rapports humains, sans jamais tomber ni dans le proverbe de bon sens tellement dilué qu'il ne signifie plus rien, ni dans la pose de l'écrivain d'exception, survolant avec dédain les masses laborieuses. C'est comme s'il parvenait à puiser dans tout ce qu'il est, et notamment dans tout ce qui ne va pas - ses angoisses familiales, ses dépressions chroniques, sa crainte du mariage, son incapacité à vivre le moment présent, son dégoût d'un travail qui lui mange tout son temps et lui vole le peu de santé qui lui reste - pour en tirer des considérations et des réflexions universelles à la fois justes, brutales et limpides. Honnêtes, comme son style. Souvent, j'ai le sentiment que les écrivains maudits, professionnels de la dépression, régurgitent des sortes de platitudes vieilles comme la Bible sur la bêtise humaine et l'absurdité du monde comme il va. Avec Kafka, rien de tout ça: ce qu'il nous redonne des humains et du monde reflète toujours une pensée personnelle, originale, subtile, délestée de ces poncifs qui font presque de certaines correspondances des rosaires de fausse philosophie ou de complaisantes litanies toute à la gloire de la lucidité artistique.

Pour ma part, je possède la traduction d'Alexandre Vialatte et j'ai également souvent écouté le texte lu - ou plutôt joué - sur C.D. par l'excellent comédien Robin Renucci.


Franz Kafka, Lettres à Milena, traduction d'Alexandre Vialatte, 1988.


Franz Kafka, Lettres à Milena, trad. d'Alexandre Vialatte et de Claude David, lu par Robin Renucci, 2004.

Voici un extrait de l'hommage que Milena rend à Franz quelques jours après sa mort, dans le journal tchèque Narodni Listy:


Citation :
"Il était timide, inquiet, doux et bon, mais les livres qu’il a écrits sont cruels et douloureux. Il voyait le monde plein de démons invisibles qui déchirent et anéantissent l’homme sans défense… Il a écrit les livres les plus importants de la jeune littérature allemande; toutes les luttes de la génération d’aujourd’hui dans le monde entier y sont incluses, encore que sans esprit de doctrine. Ils sont pleins de l’ironie sèche et de la vision sensible d’un homme qui voyait le monde si clairement qu’il ne pouvait pas le supporter et qu’il lui fallait mourir s’il ne voulait pas faire de concessions comme les autres."


Milena Jesenska, Narodny Listy, 7 Juin 1924.
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Lun 23 Mar 2015 - 13:35

Merci pour cette belle description Dérinoé  !
Tu es une bien convaincante prosélyte Wink et c'est toujours un plaisir de te lire.
Je viendrai poster ici mes commentaires quand j'aurai lu cette correspondance.
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MessageSujet: Re: Franz Kafka   Ven 22 Mai 2015 - 17:24

Je voulais dire en préambule que j'ai lu plusieurs livres de Kafka quand j'étais étudiante : La métamorphose, le Procès et le Château, qui m'ont laissés tous les trois une forte impression.
Depuis cette date, j'avais laissé Franz Kafka de côté, tout en me disant, à l'occasion d'une lecture, que Kafka était un visionnaire, qui, mort en 1924, préfigure dans ses oeuvres le totalitarisme du XXe siècle, les purges staliniennes, la terreur des dictatures nazie ou communistes.

Cependant la vie de Kafka et sa personnalité m'étaient mal connues, et c'est donc avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu Lettre à mon père, que j'ai trouvé extrêmement intéressante, touchante, émouvante.
Par définition ce texte ne peut pas nous permettre ne connaître le père et de le juger, mais il nous donne beaucoup d'indications sur le caractère de Kafka ; on voit également que le père et le fils ont des caractères incompatibles, ce qui arrive quand même assez fréquemment dans une famille.
J'ai continué avec les lettres à Milena, écrites entre avril et décembre 1920. Elles sont très intéressantes, Dérinoé en a parlé avec beaucoup d'enthousiasme juste au-dessus Wink  ; je suis restée un peu frustrée de n'avoir qu'un coté du dialogue, puisque les lettres écrites par Milena à Franz ont été détruites.
Kafka était un écorché vif, et ces textes sont extrêmement touchants.

J'ai vu qu'il existe une biographie de Milena Jezenska écrite par la grande résistante Margarete Buber-Neumann, qui l'a rencontrée au camp de Ravensbrück, et qui a voulu lui rendre hommage par cette biographie.
Je vais essayer de la trouver, car j'avais beaucoup apprécié les livres de témoignage de M Buber-Neumann  sur les camps soviétiques et nazis (déportée en Sibérie / déportée à Ravensbrück).
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